Hugo L.1 minute
L'une des réalités les plus frappantes que j'ai rencontrées en lançant ParkEasy, et qui a vraiment bousculé mes certitudes d'ancien de grands groupes, c'est la notion de "véritable problème". Chez Zenpark ou Keolis, on travaillait sur des problématiques bien identifiées, avec des ressources conséquentes pour les adresser. On avait des études de marché solides, des équipes dédiées à la recherche et au développement, des budgets pour tester des hypothèses. On était dans une logique d'optimisation, d'amélioration continue de l'existant.
Avec ParkEasy, c'est une autre histoire. On part d'une feuille blanche, ou presque. On a une intuition, une conviction forte que le stationnement est une douleur pour beaucoup. Mais entre l'intuition et la réalité d'un problème *suffisamment aigu* pour que des gens soient prêts à payer pour le résoudre, il y a un monde.
Au début, on était persuadés d'avoir cerné le problème : trouver une place rapidement, éviter les amendes. On a construit une première version de l'application avec cette idée en tête. On a fait des tests, on a eu des retours encourageants. Mais les chiffres d'adoption et de rétention ne décollaient pas comme on l'espérait. Les utilisateurs aimaient l'idée, mais leur comportement ne suivait pas. Ils utilisaient l'app une ou deux fois, puis retournaient à leurs anciennes habitudes.
C'est là qu'on a dû se poser la question la plus difficile : est-ce que le problème qu'on pense résoudre est *vraiment* le problème principal de nos utilisateurs ? Ou est-ce qu'on ne fait qu'effleurer la surface d'une frustration plus profonde, ou au contraire, qu'on surévalue l'intensité de la douleur ?
On a passé des semaines à parler, écouter, observer. Pas des sondages génériques, mais des conversations réelles, des observations terrain.
#donnéesdemobilité #stationnementintelligent #Cofondateur