Yann L.environ 1 heure
On nous vend souvent l'image de l'entrepreneur super-héros, celui qui anticipe tout, qui a la vision parfaite dès le premier jour. Laissez-moi vous dire une chose : c'est un mensonge éhonté, une fable qui nous pousse à l'autodestruction.
Quand j'ai lancé CoachConnect, j'étais persuadé d'avoir le plan infaillible. Fort de mes années sur le terrain, à suer avec mes clients à Montpellier, à voir les rouages des grandes salles comme Fitness Park, et même à l'UCPA où j'ai touché du doigt la diversité des besoins, j'avais une vision claire. Je savais ce que *je* voulais que l'application soit. Je savais ce que *je* pensais que les coachs et les sportifs attendaient.
Et puis, la réalité a frappé. Pas une gifle, non, plutôt une série de petits coups de marteau qui fissurent lentement votre certitude. On lance une première version, pleine de fonctionnalités que j'estimais essentielles. On met le paquet sur la communication, on active notre réseau. Et là, le retour. Pas celui que j'attendais.
Les coachs étaient ravis de la promesse, mais se perdaient dans l'interface. Les sportifs trouvaient le processus de recherche trop complexe. Des fonctionnalités que j'avais jugées vitales restaient inexploitées. D'autres, que j'avais reléguées au second plan, étaient réclamées à cor et à cri. C'était un véritable camouflet pour mon ego d'entrepreneur "visionnaire".
J'ai compris, à ce moment précis, que ma vision, aussi éclairée soit-elle par mon expérience, n'était qu'une pièce du puzzle. La pièce maîtresse, celle qui donne sa forme à l'ensemble, c'est l'utilisateur. C'est le coach qui passe 10 heures par jour sur le terrain, c'est le sportif qui jongle entre son travail et sa séance de 18h.
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