Romain D.3 minutes
Mon parcours, depuis mes années en SOC chez Stormshield jusqu'à la fondation de CyberShield TPE, m'a toujours confronté à la complexité de la cybersécurité. J'ai vu des menaces sophistiquées, des infrastructures robustes, et des équipes dédiées. Mais en lançant ma propre solution pour les TPE, j'ai réalisé que l'un des plus grands défis ne résidait pas dans la technologie elle-même, mais dans la perception et la priorisation du risque par les dirigeants d'entreprise.
Au début, mon approche était très technique. Fort de mon expérience, je pensais que présenter un tableau exhaustif des vulnérabilités, des attaques potentielles et des solutions techniques serait suffisant pour convaincre. Je détaillais les avantages d'un EDR, l'importance d'une segmentation réseau, ou la robustesse d'une authentification multifacteur. J'étais convaincu que la logique technique l'emporterait. Pourtant, je me heurtais souvent à une forme de résistance, non pas par manque d'intérêt, mais par une incapacité à transposer ce discours technique en impact concret sur leur activité.
La leçon la plus fondamentale que j'ai apprise est que la cybersécurité, pour les TPE, doit d'abord être vendue comme une continuité d'activité, une protection de la réputation, ou une assurance contre la perte de revenus, bien avant d'être une affaire de pare-feu ou de chiffrement. Les dirigeants de petites structures ont des préoccupations immédiates : la trésorerie, la satisfaction client, le développement commercial. La cyber est souvent perçue comme un coût supplémentaire, une contrainte imposée par un monde numérique qu'ils maîtrisent mal, plutôt qu'un investissement stratégique.
J'ai dû opérer un pivot majeur dans ma communication.
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